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Mais que vient faire Merkel dans cette galère ?

Le nouveau couple Sarkozy / Merkel n'est pas très glamour et il provoque le scepticisme tant à Paris qu'à Berlin. Merkel a t'elle embarqué sur le Titanic ?   Au lendemain du soutien de la chancelière allemande Angela Merkel à Nicolas Sarkozy, à moins de trois mois de la présidentielle, les éditorialistes de la presse quotidienne française sont sceptiques quant aux gains à attendre de l'exercice. Comme le souligne Le Midi libre, sous la plume de Yann Marec, " ce rapprochement de circonstance ... n'a qu'un seul but : servir les intérêts personnels des deux leaders européens ". Dominique Garraud, de La Charente Libre estime que "c'est évidemment la chancelière allemande qui mène la danse" car, assure Denis Daumin (La Nouvelle République) "j amais l'Allemagne n'a été aussi puissante et jamais, au fond, l'Europe n'a été plus allemande ". Pourtant, dans La Montagne, Xavier Panon remarque que la chancelière a besoin " de son partenaire français pour ne pas se retrouver seule face à la meute des Européens sans le sou ". Ce que La République du Centre (Jacques Camus) dit aussi: " La chancelière a besoin de Nicolas Sarkozy pour échapper au reproche de domination allemande ". Michel Urvoy, dans les colonnes de Ouest-France, estime qu'Angela Markel craint que François Hollande " crée un autre rapport de force en Europe et que ses thèses ne trouvent un écho en Allemagne où le débat sur les limites de l'austérité monte en puissance ". Mais, en revanche, " reste à savoir si notre président a vraiment intérêt à être sponsorisé de la sorte par la Maison Merkel ", s'interroge Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi. Car comme Bruno Dive l'écrit dans Sud-ouest: " cette intrusion à gros sabots de la chancelière dans la campagne française ... risque de faire passer Nicolas Sarkozy pour un vassal plus que comme un allié " ou tout au moins comme " un candidat affaibli à la recherche d'un soutien " (Rémi Godeau, l'Est Républicain). Le soutien " inédit " de la chancelière Angela Merkel au président Nicolas Sarkozy, futur candidat à sa réélection, est un " pari risqué " qui vise à défendre sa politique européenne face au candidat socialiste perçu comme un danger, estimait mardi la presse allemande. Le quotidien Süddeutsche Zeitung (conservateur) utilise la métaphore du joueur de casino : Merkel " mise tout sur Sarkozy (...), elle spécule sur le choix le plus risqué, mais qui (lui) rapporterait le plus. La chancelière se bat en France, pas vraiment pour Sarkozy, mais pour sa propre politique ", poursuit le quotidien, qui s'inquiète des conséquences pour l'image de l'Allemagne: " l'impression dangereuse s'installe que provoquer la défaite d'un socialiste est la politique du gouvernement allemand ". La chancelière " prend un grand risque " juge également l'hebdomadaire Der Spiegel (centre-gauche) dans son édition en ligne. " Elle s'accommode du fait que les vieux ressentiments à l'égard de la puissante Allemagne ressurgissent en France et que ce pays se divise en une droite pro-allemande et une gauche anti-allemande ", commente l'hebdomadaire, soulignant que ce soutien pourrait d'ailleurs nuire au président français. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'alliance entre Merkel et Sarkozy, n'est qu'une " unité de façade " mais elle a apparemment " calmé les marchés financiers ". Les turbulences de l'automne sont pour l'instant terminées. Berlin et Paris y voient la victoire du " Merkozy-show ". " L'élement perturbateur le plus dangereux pour cette harmonie est le candidat socialiste Hollande ", qui a promis de renégocier le pacte fiscal tout juste conclu à Bruxelles, selon le journal, qui y voit " la raison pour laquelle (...) Merkel s'est rangée du côté de Sarkozy ". Le quotidien populaire Bild, consacre un long article en page deux, à ce thème de politique étrangère. Le journal le plus lu d'Allemagne considère que " le fier chef de la grande nation France se prosterne devant Merkel. Très bas ", car devancé dans les sondages, il " a besoin du soutien public de Merkel ".  

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Le massacre des noirs continue en Libye.

Des hommes armés ont tué cinq réfugiés libyens dans un camp situé dans les faubourgs de Tripoli, selon des habitants et des sources hospitalières. Ces affrontements illustrent l'incapacité du nouveau pouvoir, regroupé au sein du Conseil national de transition (CNT), à maintenir l'ordre en Libye. Les réfugiés présents dans le camp sont en grande majorité des Libyens noirs, qui viennent de la ville de Taouergha, au sud de Misrata, dans l'est de la Libye. Ils se disent persécutés du fait de leur prétendue collaboration avec des kadhafistes lors de la révolution de l'an passé. Les forces loyalistes avaient utilisé Taouergha, ville qui abritait 30.000 habitants, comme base pour pilonner Misrata lors de la guerre civile. Des inconnus sont arrivés à la porte d'entrée du camp, situé dans une ancienne école navale à Djanzour, disant qu'ils voulaient arrêter des jeunes hommes. Ils ont ouvert le feu au moment où des réfugiés s'étaient réunis pour protester, selon des habitants. « Des hommes venant de Misrata sont arrivés vers 10 heures. Nous avons déduit qu'ils venaient de Misrata car c'était écrit sur leurs voitures », a dit un résident du camp qui se trouve à un hôpital de Tripoli. Des autorités du conseil militaire de Misrata ont démenti toute participation dans l'attaque, qui a fait en outre deux blessés, selon des sources hospitalières. Les nouveaux maitres de la Libye sont de plus en plus intolérants vis à vis de ce qu'ils considèrent comme des déviants, comme par exemple les musulmans soufis. Les soufis libyens ont peur des wahhabites qui ont déjà détruit plusieurs de leurs lieux saints à l'arme lourde.  Dans l'interprétation conservatrice de l'islam qu'ont les salafistes et les wahhabites, le culte des saints pratiqués par les soufis est proscrit. Dans le cas particulier de Taouergha, il est probable que des zélotes salafistes se soient servis de la rancÅ“ur des révolutionnaires de Misrata envers les habitants de Taouergha, d'où provenaient les pilonnages de la ville portuaire, au printemps 2011. Mais ce cas n'est pas un cas particulier, d'autres destructions ont été rapportées et sans doute est on loin de savoir tout ce qui se passe. En réalité le " gouvernement " Libyen est incapable d'aaurer la moindre autorité dans le pays. Les milices font la loi. La video ci dessous a été postée par des fanatiques qui se vantent de détruire des lieux de culte soufistes. On reste confondu par l'indifférence des media sur le drame que vit la Libyé " libérée " par l'OTAN ! JavaScript est désactivé!Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115! swfobject.embedSWF('http://www.youtube.com/v/k12XrMDCI_c','avreloaded0','640','480','9.0.28','/plugins/content/avreloaded/expressinstall.swf', {autoplay:'0',color1:'0xFFFFFF',color2:'0x000000',rel:'0',egm:'0',border:'0',loop:'0'},{wmode:'window',bgcolor:'#FFFFFF',menu:'true'},{id:'p_avreloaded0',styleclass:'allvideos'}); window.addEvent("domready",function(){var s = "warnflashavreloaded0"; if ($(s)){$(s).setOpacity(1);}}); .      

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Afghanistan : Un officier Américain dénonce " les mensonges officiels ".

L'armée américaine dresse un tableau peu réaliste des progrès effectués par la coalition internationale en Afghanistan et dissimule les carences du gouvernement afghan, a accusé un officier américain à l'issue d'un séjour d'un an dans le pays. Le lieutenant-colonel Daniel Davis a rompu les rangs avec la ligne officielle dans un article publié dans Armed Forces Journal, le journal des forces armées américaines, intitulé " Vérité, mensonges et Afghanistan : comment les chefs militaires nous ont déçus ". " Ce que j'ai vu ne ressemblait en rien à la situation favorable sur le terrain décrite dans les communications officielles des chefs militaires américains ", dénonce-t-il. " J'ai au contraire constaté l'absence de succès à pratiquement tous les niveaux. " Selon lui, les responsables locaux du gouvernement afghan ne remplissent pas leur mission auprès de la population et les forces afghanes rechignent à combattre l'insurrection, voire agissent en collusion avec les talibans. Ses commentaires et anecdotes se retrouvent fréquemment dans les frustrations exprimées par les soldats de la coalition vis-à-vis de l'armée et de la police afghane. " Combien de personnes doivent encore mourir pour une mission qui n'est pas une réussite et qui est masquée par les communiqués optimistes ", s'interroge-t-il. Le lieutenant-colonel Davis a fait part de son pessimisme à des membres du Congrès et rédigé une version classifiée de son article pour le Pentagone, selon le New York Times. En rompant ainsi les rangs, l'officier s'attend à faire l'objet de représailles et à voir sa carrière compromise, selon le quotidien à qui il a confié qu'il allait " être atomisé ". Interrogé par les journalistes, le porte-parole du Pentagone George Little ne s'est pas exprimé sur d'éventuelles sanctions, affirmant que le lieutenant-colonel Davis avait " manifestement le droit d'avoir son opinion ". Les évaluations du Pentagone sur la situation en Afghanistan font l'objet d'une " analyse rigoureuse " fondée sur des sources multiples et ne s'appuient pas sur l'opinion d'un seul homme, a soutenu M. Little.  

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Le Qatar devient le plus gros acheteur d'art au monde.

Les joueurs de cartes, un tableau de Paul Cézanne, a été acheté pour la somme colossale de 250 M$, ce qui en fait la transaction la plus importante jamais réalisée sur le marché de l'art. La rumeur courait, mais personne ne savait qui avait déboursé une telle somme. Désormais, les acheteurs sont connus du grand public, il s'agit du Qatar.   Mais ce n'est pas tout. Demain mercredi 8 février, Doha sera au centre du monde de l'art. La capitale de l'émirat du Qatar inaugure ce jour-là une exposition de l'artiste japonais Takashi Murakami. Les plus grands marchands du monde sont attendus, de l'Américain Larry Gagosian au Parisien Emmanuel Perrotin. Mais aussi Philippe Ségalot, courtier new-yorkais, que le magazine Vanity Fair soupçonne d'être derrière la plus grande transaction jamais effectuée sur le marché de l'art. Il aurait servi d'intermédiaire entre les héritiers de l'armateur grec Georges Embiricos, décédé en 2011, et les musées du Qatar, qui se seraient offert une des cinq versions des Joueurs de cartes de Paul Cézanne, la dernière qui était dans des mains privées - les quatre autres sont au Musée d'Orsay, à la Fondation Courtauld de Londres, au Metropolitan Museum de New York et à la Fondation Barnes. La transaction aurait atteint le record de 250 millions de dollars (191 millions d'euros), soit la plus haute enchère jamais portée en vente publique. Les chiffres qui circulent à propos de ventes privées ne dépassent pas 150 millions de dollars. C'est toute l'ambiguïté de ces ventes discrètes : elles sont invérifiables. Cependant Philippe Ségalot nuance sérieusement l'information de nos confrères américains : " J'aurai bien aimé, mais je n'ai rien à voir avec ce deal ". Cela dit, je pense que le tableau a été effectivement vendu, même si rien n'est sûr. Il était sur le marché depuis au moins un an. Quant aux chiffres, on n'en sait rien. J'ai, pour ma part, entendu parler de 300 millions de dollars. Un prix incroyable, mais c'est une oeuvre exceptionnelle." Le Qatar est aussi un acheteur exceptionnel : le Fonds monétaire international l'a sacré, en septembre 2011, pays le plus riche au monde. On a prêté au pays l'intention de racheter la maison de ventes aux enchères Christie's, ce qui a été démenti par son propriétaire, François Pinault. A défaut, l'émirat s'est offert son président : Edward Dolman a quitté Christie's, en juillet 2011, pour devenir directeur général du bureau d'achat d'oeuvres d'art dirigé par la fille de l'émir. A la même époque, la revue The Art Newspaper qualifiait le Qatar de plus gros acheteur d'art du monde. Comme on ne prête qu'aux riches, on soupçonne les Qataris d'être derrière l'échec de la dation à l'Etat français des oeuvres de la collection du producteur de cinéma Claude Berri (mort en 2009), achetées en sous-main, via Philippe Ségalot précisément, qui a toujours démenti. L'émirat serait également l'acquéreur d'une oeuvre de Damien Hirst, Lullaby Spring, vendue 14,34 millions d'euros par Sotheby's, en juin 2007, à Londres, et qui avait fait de son auteur l'artiste vivant le plus cher du monde ; ou encore d'un tableau de Mark Rothko cédé un mois plus tôt par la famille Rockefeller pour la somme ahurissante de 72,8 millions de dollars. C'est donc assez naturellement que la cheikha Al-Mayassa Bint Hamad bin Khalifa Al-Thani, une des filles de l'émir, responsable des musées de son pays, a été désignée par le mensuel américain Art & Auction comme la personnalité la plus influente du monde de l'art en 2011.